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L'autisme est un handicap mental dont on connaît mal actuellement les origines et
les mécanismes, malgré les avancées importantes de la recherche scientifique. Qu'il
soit primaire (autisme originel) ou secondaire (associé à des pathologies, comme
l'épilepsie), l'autisme affecte de manière plus ou moins sévère les facultés cognitives
du sujet et ses interactions avec son entourage.
Les personnes autistes ne sont pas
identiques et il est plus pertinent de parler d'autismes. On distingue, en général,
plusieurs degrés dans l'autisme, du plus profond (troubles très sévères) au plus
léger (autistes de haut niveau ou ayant le syndrome d'Asperger). Cette classification,
assez floue, est en fait source de confusion. Elle est progressivement remplacée
par l'expression générique Troubles Envahissants du Développement (TED).
Intervention précoce :
En tout état de cause, les enfants autistes peuvent être scolarisés
dès la maternelle, avec un auxiliaire de vie scolaire si nécessaire, et évoluer favorablement
lorsque les outils éducatifs appropriés sont utilisés.
Malgré la diversité des comportements
autistiques, certains semblent communs à tous les autistes et permettent de reconnaître
l'autisme par la simple observation. Grâce aux travaux des spécialistes et aux témoignages
remarquables d'autistes de haut niveau, nous avons une idée approximative du mode
de pensée autistique. S'il ne fait plus de doute, aujourd'hui, qu'un enfant autiste
doit être scolarisé et éduqué, plus qu'il ne doit être soigné, il est urgent de recourir
systématiquement et le plus tôt possible, en France, aux méthodes éducatives qui
ont fait leurs preuves au plan international.
Retard mental :
Tous les spécialistes s'accordent à dire que 80% des personnes autistes
présentent un retard mental plus ou moins important (le retard signifie que l'âge
mental mesuré par des tests est plus bas que l'âge chronologique de l'enfant). Il
en résulte une conviction, bien ancrée dans l’opinion publique, que le retard mental
est bel et bien une composante du syndrome autistique, conviction que nous ne partageons
pas ! Le retard mental et l’autisme sont deux handicaps différents, même s’il arrive
que les deux soient associés. Nous pensons que le pseudo retard des jeunes autistes
résulte davantage des difficultés de communication de l'enfant qui se retrouve isolé,
ce qui entraîne un repli sur soi. Le retard mental ne s'installerait pas, voire,
serait assez bien rattrapé, si tous les moyens étaient mis en oeuvre, dès les premiers
symptômes, pour aider le jeune autiste à déchiffrer son environnement de manière
adéquate (diagnostic et interventions précoces).
Formation :
Indispensable pour une prise en charge efficace, une formation aux techniques
éducatives pour l'autisme doit être dispensée à toute personne s'occupant de l'enfant
(enseignants, éducateurs, psychologues, orthophonistes, etc.) Les premiers à devoir
bénéficier d'une telle formation sont les parents : interlocuteurs et éducateurs
privilégiés de l'enfant (les seuls dans certains cas !), ce sont eux qui doivent
en priorité disposer, au quotidien, des méthodes éducatives les plus efficaces.
Il
existe quelques associations qui proposent des formations (TEACCH, A.B.A. et PECS)
mais souvent à des coûts prohibitifs. Des aides financières des instances publiques
seraient souhaitables.

Un panneau de pictogrammes pour l’organisation du travail et le choix des activités.


En classe, les apprentissages sont à la fois adaptés aux compétences de l’enfant et très variés : lecture, informatique, peinture...