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Lorsqu'il s'agit d'un sport de loisir, les meilleures conditions pour l'enfant autiste sont de le pratiquer en intégration accompagnée
Pour susciter ou consolider son sens de l'imitation. L'aptitude à observer puis imiter
autrui apparaît et se développe très vite chez les enfants non-
La première chose qu'apprend un enfant autiste est de coordonner ses compétences
visuelles avec les aptitudes motrices qu'il maîtrise déjà. Par exemple : il aperçoit
et convoite un objet hors de sa portée ; plutôt que de tendre sa propre main pour
le saisir, il utilisera la main d'autrui (généralement sa mère ou son père) comme
instrument de préhension car il sait déjà, pour l'avoir observé et mémorisé, que
la main parentale peut attraper les objets éloignés. Il ignore qu'il pourrait obtenir
le même résultat en reproduisant simplement le geste de ses parents.
En immergeant
le jeune autiste dans un groupe d'enfants valides, il pourra progressivement découvrir
les autres et s'y intéresser parce qu'il sera dans une activité agréable. A la longue,
il finira, avec une aide efficace, par imiter ses camarades.
L'enfant autiste, qui a du mal à distinguer les individus qui l'entourent et qui,
par ailleurs, supporte mal les changements, a besoin de se référer à une seule personne
à la fois lors de ses apprentissages, car il lui est impossible de mémoriser en même
temps les visages des moniteurs et les tâches à accomplir. La personne référentielle
doit impérativement posséder certaines compétences (connaissances à la fois sportives
et du handicap) et être très motivée afin de ne pas se décourager au premier échec.
C'est pourquoi Sens Commun fait appel à des étudiants en sports adaptés (STAPS) ou
en psychologie, auxquels on propose des stages pratiques indemnisés, plutôt qu'à
des bénévoles.
La tâche première de l'étudiant, et la plus difficile, sera de développer
l'attention conjointe de l'enfant (c'est-
Lorsque l'attention est enfin obtenue et que l'enfant est familiarisé avec les lieux,
les personnes et l'activité elle-
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L'idéal, bien sûr, serait que l'enfant puisse utiliser les compétences acquises en sport dans d'autres domaines de la vie. C'est pourquoi nous insistons auprès des parents dont l'enfant est mutique ou atonique, ou qui craint le bruit et la foule, pour qu'ils utilisent des pictogrammes, qu'ils emmènent leur enfant jouer dans les parcs ou dans les piscines qui accueillent le grand public et qu'ils le mettent en mesure d'appliquer et de consolider ses nouvelles connaissances en leur donnant du sens.
A long terme, lorsque les pratiques sportives commencent dès le plus jeune âge, l'enfant, puis l'adolescent, et enfin, l'adulte autiste aura acquis une habitude très saine : celle de faire du sport pour améliorer sa qualité de vie. Quant au rôle de Sens Commun, il consiste simplement à mettre l'enfant et sa famille sur les rails et à les voir poursuivre leur route sportive une fois l'autonomie du jeune autiste acquise.

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