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La méthode PECS : le Système de Communication par Echange d’Images (PECS), développé
par le Delaware Autistic Programme, répond aux besoins des enfants non-
Lorsque l’enfant maîtrise parfaitement la technique de l’échange d’image, on passe
au niveau supérieur, qui consiste à apprendre le maniement de plusieurs images. Celles-
Les ateliers d’habiletés sociales : rien n’est plus mystérieux, pour un enfant autiste,
que les interactions sociales dont il est le témoin. Les règles et autres compromis
qui les sous-
Pour rédiger une histoire, on utilise trois types de phrases. 1) Descriptive : ce
que font les gens dans telle situation, pourquoi et comment ils le font, etc. (ex
: « la cloche sonne parce que c’est la fin de la récréation ; les élèves se rangent
pour aller dans leur classe »). 2) Directive : elle suit la phrase descriptive et
indique le comportement souhaité (ex : « je suis mes camarades de classe, ensuite
je vais m’asseoir à ma table pour travailler »). 3) Perspective : elle incite à l’empathie,
c’est-
Au fil des exercices, et en fonction des progrès réalisés, il faut privilégier les
phrases descriptives et perspectives et diminuer progressivement les directives,
afin que l’enfant puisse fournir ses propres réponses spontanément, sans se trouver
limité par des comportements pré-
Enfin, outre l’utilisation de mots précis et concrets sur des supports variés, il convient de présenter une ou deux histoires à la fois et n’en proposer de nouvelles qu’une fois la maîtrise des deux premières acquise.
L’album photo : pour aider l’enfant à construire sa mémoire et sa personnalité de manière cohérente, rien de mieux que de lui confectionner des albums photos sous forme de livres. Chaque photo, ou série de photos, est assortie d’un texte qui raconte l’histoire vécue par l’enfant en termes simples et concrets. Afin qu’il puisse prendre l’objet dans ses mains et le manipuler quand il le souhaite, il vaut mieux opter pour un support papier plutôt qu’un DVD, moins pratique pour les très jeunes enfants.
Les outils éducatifs que nous décrivons ici accompagnent, généralement, les programmes TEACCH et A.B.A. mais peuvent être utilisés sans programme spécifique. Soyons clairs : nous ne conseillons pas de bricoler dans son coin un programme éducatif qui pioche ici et là des « idées » sans maîtriser les outils adéquats et sans l’aide de professionnels compétents ! Nous pensons simplement que des professionnels, prenant en charge un jeune autiste mutique et non autonome, qui n’utiliseraient jamais de tels outils sont assez suspects (parti pris ou incompétence ?). Il appartient aux parents de s’informer et d’exiger la prise en charge la plus efficace pour leur enfant, en connaissance de cause.
Avec son classeur de communication, Hadrien demande un croissant à la boulangère en lui montrant un pictogramme.


Au fil des exercices, de plus en plus complexes, l’élève apprend à créer des phrases simples avec plusieurs images alignées (ex : « je veux » « biscuit » ; « je suis » « fatigué » ; etc.). A mesure des progrès de l’enfant, la taille des images est réduite. Afin qu’il puisse communiquer avec autrui en tous lieux, la méthode préconise de fournir à l’élève un classeur de communication comportant des images de la vie courante et des expressions les plus usitées (ex : « je veux » « croissant » si l’enfant va acheter seul son goûter à la boulangerie) qu’il doit garder avec lui en permanence.
Il est avéré que beaucoup d’enfant commencent à parler tout en échangeant les images, au bout d’un ou deux ans d’exercices, et finissent par abandonner naturellement la méthode PECS. Un nombre plus restreint d’enfants continue de dépendre des images au bout de 3 ans de pratique. Les résultats dépendent, en fait, de l’intensité des exercices et des aptitudes intellectuelles de l’élève.