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Bien qu'il n'y ait pas, du moins à ma connaissance, de véritable étude scientifique
en la matière, un constat s'impose : les personnes souffrant d'autisme qui vivent
en institution (adolescents et adultes) ont assez peu d'activités sportives régulières.
Or, la sédentarité favorise, à long terme, l'apparition de problèmes de santé qui
peuvent s'aggraver au fil du temps. Chacun connaît ces problèmes, mais il est bon
de les rappeler brièvement.
Pour les enfants et les adolescents : le manque d'exercices
réguliers renforce l'hyperactivité de l'enfant ou son atonie musculaire lorsqu'il
est d'un tempérament calme. Il entraîne une surcharge pondérale, chez les gourmands,
qui peut se transformer en obésité ; et surtout, un repli sur soi et un désintérêt
total pour le monde extérieur, ce qui conforte durablement, peut-
Pour les adultes : la sédentarité
a pour conséquences une plus grande fatigabilité, un défaut d'adaptabilité du débit
cardiaque au moindre effort, une décalcification du squelette plus précoce que la
normale et une diminution constante de la perception.
Pour toutes ces raisons, la
croyance est assez répandue que l'espérance de vie des personnes autistes vivant
en institution est plus courte que la moyenne. Il s'agit là d'une conviction erronée
: ce n'est pas l'autisme qui réduit la durée de la vie mais tout simplement le manque
d'exercice. C'est une question de bon sens !
Le second constat que l'on peut faire, est que certains professionnels de l'autisme
considèrent qu'un enfant autiste n'est pas apte à pratiquer une activité sportive
dans des conditions ordinaires, c'est-
C'est cette expérience que je propose d'exposer en trois points :
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La pratique régulière ou occasionnelle d'un sport procure du plaisir, un bien-
Partant de là, l'on peut utiliser une
activité sportive non seulement pour procurer du bonheur à l'enfant autiste mais
aussi, et surtout, pour développer chez lui des compétences existantes ou émergentes.
La particularité des enfants autistes est qu'ils ne communiquent pas et qu'ils ne comprennent pas les règles sociales. Par conséquent, ils ne s'intéressent guère au monde qui les entoure. Si l'on sollicite un enfant pour un jeu de ballon ou n'importe quel autre jeu enfantin, il ne répondra pas car il n'en saura pas l'intérêt. Si, à force de persévérance, il finit par réagir, il jouera quelques minutes puis retournera à ses occupations rituelles. Pour réussir à attirer et retenir relativement longtemps son attention, il convient de lui proposer une activité physique en rapport avec ses centres d'intérêt et ses capacités, ce qui suppose une observation préalable de l'enfant pour découvrir ce qui l'intéresse et ce qu'il est capable de faire.
Par ailleurs, la pratique d'un sport extra-
Outre la découverte de son propre corps et de sensations nouvelles, un sport de loisir
va lui donner une série d'occasions de dépassement de soi et de réussite. Grâce à
la consolidation de ses compétences existantes et à l'émergences de nouvelles aptitudes,
l'enfant pourra progresser de manière globale (c'est-
Sur le
plan pratique, l'enfant parviendra, petit à petit, à surmonter ses crises et à diminuer
ses comportements inadaptés. En lui faisant davantage confiance, ses parents n'auront
plus besoin de recourir aux médicaments... Et quelle économie pour la Sécurité Sociale,
comme l'ont fait judicieusement remarquer Mme Maria Ramirez (membre de l'association
Les Espaces Ouverts) et Mme Sylvie Cabassot (la marraine du week-
Pourquoi pratiquer du sport ?